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Les dépossédés – Ursula K. Le Guin (1/3)

Aujourd’hui on parle de ma dernière lecture : Les dépossédés de Ursula K. Le Guin. J’ai lu ce livre parce que Corine Morel Darleux en a parlé dans une émission d’arrêt sur image et comme il pose pas mal de questions intéressantes, je me suis dit que ça valait un petit article.

J’ai beaucoup de choses à raconter sur ce livre, pourtant pas très long, alors, j’ai découpé l’article en trois. Aujourd’hui je vous fait une petite chronique du livre et dans les deux suivants je reviendrai en détail sur deux thèmes traités qui m’ont parlé particulièrement.

  1. Chronique du livre : résumé et mon avis.
  2. Les moyens sont la fin ?
  3. Ré-volution

Résumé

Deux planètes sœurs, Anarres et Urras. Urras, planète riche et fertile, ressemble un peu à la Terre de la guerre froide : l’A-Io est un pays puissant, riche, capitaliste, en guerre. Et on voit de loin le Benbili, pays révolutionnaire transformé en dictature. Anarres, lune d’Urras, presque stérile, sert de refuge à des émigrés qui ont refusé le mode de vie d’Urras et fondé une civilisation sur l’anarchisme et le communisme, même si ce dernier mot n’est jamais utilisé dans le livre.

Shevek est un physicien talentueux qui tente de construire une théorie de la physique unifiant la théorie temporelle et la Simultanéïté. J’ai lu le livre comme si ces deux théories correspondaient respectivement à la relativité générale et la mécanique quantique. Je ne sais pas si c’est comme ça que les a imaginées Ursula Le Guin mais ça facilite la lecture :). Sauf qu’il tourne en rond sur Anarres où personne ne s’intéresse à ses travaux. Alors il décide de partir sur Urras, rencontrer d’autres physiciens… et le capitalisme.

On suit en parallèle les 2 histoires de Shevek : sa vie sur Anarres, de l’enfance jusqu’à son départ pour Urras, en alternance avec sa nouvelle vie sur Urras.

Le héros

Un roman a généralement un héros. Et j’avoue que j’ai eu un peu de mal avec celui-là. Shevek est un personnage solitaire et assez peu empathique. Il vit pour la physique. Littérairement c’est bien rendu, puisque j’ai eu du mal à « aimer » le personnage, ou en tout cas à vivre avec lui.

Après ça ne l’empêche pas d’être un personnage intéressant. Au fur et à mesure du livre, il se pose de plus en plus de questions sur ce qu’il doit faire de ses idées par exemple. Qui doit en profiter, ou pas, de sa théorie ?. Par ailleurs, il s’intéresse à sa société. Sur Anarrès, il se rend compte qu’elle est de moins en moins anarchiste, et sur Urras, il voit toutes les inégalités causées par le capitalisme et l’aspect hors-sol de la vie de la classe dirigeante Urrastie. Donc, on réfléchit beaucoup avec lui. J’aurai juste aimé quelque chose d’un peu plus viscéral.

Une utopie en science-fiction

Autour de ce personnage, il y a bien évidemment tout un monde, voire deux et c’est là que le livre prend toute son ampleur. La société d’Anarres, décrit une utopie et c’est rare en science-fiction.

Le principe de cette utopie est que personne ne possède rien1)d’où le titre :p. Mais chacun est libre de se servir dans les dépôts. Chacun peut faire le travail qu’il a envie. Il y a quelques tâches obligatoires pour la société auxquelles tout le monde consacre un peu de temps.

C’est une proposition d’organisation qui fonctionne assez bien. Peut-être aussi parce que les gens ont un adversaire commun : la planète. Qui est très pauvre, presque stérile. Cet aspect est très bien rendu dans le livre. La Poussière omniprésente, l’absence de description de faune et de flore aussi. On se sent presque desséché en lisant. Les Anarrestis doivent donc leur survie à leur entraide. La question est posée dans le livre de savoir si la société continue de fonctionner lorsqu’une relative abondance s’installe.

Personnellement, j’ai bien aimé lire un livre qui propose une utopie qui fonctionne, avec ses défauts bien sûr sinon il n’y aurait pas d’histoire, mais qui fonctionne. Même si c’est très teinté de communisme des années 70′, je pense que c’est de ce genre de livre dont on a besoin aujourd’hui. Pour se rendre compte que le capitalisme, l’hyperconsommation, etc, ne sont pas des lois universelles.

Fin ?

Pour finir, je dirais que le livre se lit assez vite. L’histoire est bien menée et assez prenante. Avec quelques scènes plus actives pour entraîner le lecteur. C’est aussi le genre de livre qu’on peut relire pour y chercher de nouvelles idées 🙂 La semaine prochaine, je vous parlerai donc d’une de ces idées/questions : la fin justifie-t-elle les moyens ? Thème très bien traité au travers de cette histoire.

Voilà, si vous avez aimé cet article, n’hésitez pas à le partager. Dites-moi aussi en commentaires si d’autres chroniques de livres vous intéresseraient et ce que vous voudriez y trouver.

Ouvrez les esprits et bonne lecture !

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